« Au gui l’an neuf ! », se souhaitaient les Gaulois en s’offrant des touffes de gui. L’usage s’est poursuivi, par les souhaits de bonne année, et les étrennes que les maîtres de la ferme donnaient aux enfants du voisinage qui venaient eux aussi leur souhaiter une année fertile. Tous recevaient un petit quelque chose, sous peine de voir le malheur s’abattre sur la maison.
La veille, les jeunes gens de la ferme ont allumé des feux de joie, faits d’épines et de fagots de bois. Ils ont dansé tout autour, en chantant et en criant. Mais tous se sont bien gardés de rentrer après minuit, de peur de rencontrer la chasse volante du roi Hérode…
Le matin, la maîtresse de maison a confectionné la brioche traditionnelle (farine, beurre et jaunes d’œufs), dans laquelle elle a placé une fève (un haricot de belle taille, ou une fève !). On dégustera cette friandise au dessert, en famille : chacun aura une part, sans oublier celle du pauvre, qu’on garde au cas où un pauvre, (ou un étranger de passage) viendrait à frapper à l’huis. Celui ou celle qui trouvait la fève était déclaré(e) roi ou reine de la journée.