Le cierge de la Chandeleur est conservé pour être utilisé durant toute l’année, en diverses occasions : bénédiction des fiancés avant la cérémonie du mariage ; derniers sacrements d’un mourant ; naissance d’un enfant ; préservation de la maison durant les violents orages… On tenait à ne pas l’utiliser complètement avant la Chandeleur suivante, car « Quand le cierge de la Chandeleur décroît ; le ménage ne va plus droit. »
La maîtresse de maison le serre donc précieusement au fond d’un tiroir, d’où elle le sortira dans les circonstances que nous venons d’évoquer. Il avait la vertu de conjurer les démons et d’empêcher les maléfices des sorciers.
L’après-midi, on dégustait quelques matefaim (ou crêpes), ou des bugnes, ou encore des marrons sur le feu. Les moins vieux dansaient parfois quelques rondes, pour se prémunir contre les piqûres de cousins et n’être point gênés par ces gros moustiques durant les travaux des champs, mais aussi pour empêcher le blé de nieller, ou les taupes d’envahir les prés ; c’était enfin la garantie d’avoir de l’argent toute l’année à venir.
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