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La Bresse

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Août / Septembre

Les battaisons avaient lieu en août, au fléau jusque dans les années 1850. Dans un grand domaine, elles pouvaient durer jusqu’à trois semaines. Les batteurs, rangés en deux groupes qui se faisaient face, lançaient les coups de fléau en cadence, et le sol en tremblait. On vannait au fur et à mesure, au van ou au vent quand il était de la partie. Lorsque le battage était terminé et le grain rentré au grenier, on faisait les matefaims.

Septembre


Mois de l’arrivée de l’automne, il est aussi celui des veillées entre voisins. C’était une tradition, pour effectuer le travail un peu monotone, de se réunir les uns chez les autres. Tandis que les femmes raccommodaient ou tricotaient leurs bas ou encore filaient au rouet ou à la quenouille, les hommes se livraient à quelques autres travaux, réparant les objets ménagers, les outils agricoles, rattachant les courroies des fléaux, « teillant" le chanvre… ou encore jouaient quelquefois aux cartes après les dures journées de labours.
Les fins de semaine, quand la veillée était plus importante, on faisait les gaufres, les matefaims ou les beignets. Et on chantait et on dansait au son de la vielle du ménétrier. Les magnats avaient cherché à faire les galants tout au long de la soirée, et à plaire aux « blondes » ou aux brunes. Pendant ces soirées, les langues allaient bon train, on passait en revue toutes les nouvelles de la contrée. Les vieux racontaient des anecdotes d’antan, puis passaient aux légendes.
Tout cela en dépillant le maïs, ou en plumant la poiria pour faire le vincuit. C’est là que se nouaient les rencontres entre filles et garçons. Dans certaines fermes, les participants aux Grandes Veillées étaient fort nombreux, et il fallait réquisitionner la grange pour faire tenir tout le monde.
Les murs du Sougey se souviennent certainement de ces rassemblements au cœur de l’automne, puis de l’hiver, et du bruit particulier des sabots sur les pierres gelées du chemin. Tout comme la vaste cheminée sarrasine. Retour en haut de page
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